Réunion publique consacrée à l’avancement de la candidature UNESCO, en présence de Marc Fleuret, président de la Fédération européenne des Sites clunisiens, et de Christophe Voros, directeur.
Engagée depuis 2010, à l’issue des commémorations du millénaire de l’Abbaye, cette démarche a progressivement pris une dimension européenne. Débutée concrètement sous le mandat d’Henri Boniau et lancée officiellement en 2021, la candidature de « Cluny et les sites clunisiens européens » au Patrimoine Mondial de l’UNESCO rassemble aujourd’hui plus d’une centaine de sites autour d’un héritage historique et culturel commun, et repose sur le principe d’un bien en série.
Un bien en série est constitué de plusieurs éléments patrimoniaux distincts, qui peuvent être géographiquement éloignés les uns des autres, mais qui sont réunis par un lien historique, culturel, architectural ou fonctionnel. Ces différents éléments forment ensemble un seul bien proposé à l’inscription.
Dans le cas de Cluny, l’idée est de ne pas considérer uniquement l’abbaye comme un monument isolé, mais de faire reconnaître un réseau européen de sites témoignant de la diffusion et de l’influence de l’Ecclesia cluniacensis, qui désigne le vaste réseau monastique et l’organisation ecclésiastique centralisée bâtis autour de l’Abbaye de Cluny au Moyen Âge.
La valeur patrimoniale réside donc dans la relation entre les différents sites et dans ce qu’ils racontent collectivement de l’histoire européenne.
Après la mobilisation des territoires et la structuration du réseau, le dossier a obtenu un avis favorable du Comité français du patrimoine mondial en 2025.
En 2026, la candidature est entrée dans une nouvelle phase : consolider les fondements scientifiques du projet, démontrer la valeur universelle exceptionnelle de l’héritage clunisien et préparer son inscription sur la Liste indicative nationale, pour le printemps 2027.
La Liste indicative est un inventaire national des biens que la France envisage de proposer à l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO dans les années à venir. C’est une étape préalable obligatoire, elle permet à l’État de présenter les sites susceptibles de démontrer une valeur universelle exceptionnelle.
Le caractère européen de la candidature implique une coordination entre les États concernés, on parle donc d’une démarche de bien en série transnational.
Une candidature de cette ampleur prend du temps. Elle comporte des étapes, des exigences et parfois des échéances qui peuvent sembler lointaines. Il est donc essentiel de pouvoir expliquer ce qui se fait, ce qui reste à accomplir et ce que cette démarche peut apporter à notre territoire.
Cette candidature se construira avec les clunisoises et les clunisois. Toutes et tous doivent pouvoir en suivre le cheminement, en comprendre les enjeux et, chacun à sa manière, se sentir associé à cette ambition.
Notre responsabilité est aussi de faire vivre ce lien entre un projet patrimonial européen et notre réalité locale : notre ville, ses habitants, ses associations, ses acteurs culturels, économiques et touristiques.
Parce que Cluny est au cœur de cette histoire, elle doit aussi être au cœur de cette mobilisation.








